Notre autocar Cygnus, une acquisition providentielle

« Cygnus » est le nom du modèle du car. Un signe parmi d’autres…

Les signes autour du Cygnus*…

 

La Parole du prophète Isaïe : « Venez acheter et consommer sans argent…

 

Durant le pèlerinage de la Croix Glorieuse à Medjugorje en septembre 2014, une cinquantaine de pèlerins ont été confrontés à plusieurs ennuis mécaniques survenus à un de nos autocars.

Arrivés à Medjugorje et me voyant affecté et fatigué par les recherches de solutions pour faire face à ces ennuis, un couple s’est planté devant moi en prononçant ce verset d’Isaïe en me disant : « Patrick, il faut que tu appliques cette Parole du Seigneur « Venez acheter et consommer sans argent ». Nous te le disons parce que nous le sentons très fort ; tu dois commander un nouvel autocar. ». Ils s’appuyaient, pour dire cela, sur des témoignages reçus peu de temps auparavant de personnes qui avaient pris ce risque entre autre pour l’achat d’une nouvelle voiture.

 

J’accueillis cette Parole comme une Parole prophétique… mais j’y mettais encore des freins : certaines rationalités, le coût d’un nouvel autocar équivalent au prix de plus de 10 voitures et le risque de me fier à une décision prise sans en référer à Dieu.

 

Pendant une petite heure, je me suis torturé l’esprit jusqu’à me retrouver devant mon petit panier des pains de la Parole. Je priais au-dessus du panier et reçus la Parole suivante : « Écoute la Parole du Sage ». Bien-sûr, cela me rassurait en partie mais qui était le Sage ??... A cet instant, qui détenait la sagesse ?...

 

Le lendemain, une dame vint me trouver en me tenant à peu près le même langage, à savoir qu’il fallait que je mette tout en œuvre pour être plus disponible aux pèlerins et, par-là, libéré des contraintes matérielles.

Je continuais à interroger le Ciel qui, en une dizaine de jours de temps, me donna les Paroles suivantes : « Tout ce que tu entreprendras réussira », « N’ai pas peur, fais confiance », « Le Seigneur rassasia l’âme avide, l’âme affamée, il la combla de biens (Ps. 107,9) », « C’est le Seigneur qui marche devant toi ; Il ne te délaissera pas et ne t’abandonnera pas… Ne sois pas effrayé (Dt,31,8) », « Le Seigneur te rassasiera dans les lieux arides,… et tu seras comme un jardin arrosé, comme une source jaillissante (Is 58,11) », « Tout est possible à celui qui croit (Mc 9,23) », « N’entretenez aucun souci ; mais en tout besoin, recourez à l’oraison et à la prière, pénétrées d’action de grâces… (Ph 4,6) »…

 

Fort de ces Paroles, je pris contact avec un fabricant d’autocars que j’avais eu l’occasion de visiter 2 ans auparavant et qui m’inspirait grande confiance par la qualité de son travail dans une usine familiale qui proposait de la haute couture au prix du « prêt à porter »…

 

L’Esprit Saint m’inspira, dans le même temps, une lettre d’appel à dons que j’écrivis au cours du pèlerinage sur Fatima entre le 8 et le 18 octobre 2014 et que je commençai à envoyer début novembre à quelques pèlerins dont les noms me venaient dans le cœur.

 

Avec l’usine, située en Espagne, j’ai ensuite fixé une date pour une visite, dans le but de passer commande. Ce fut le 20 octobre.

 

La première lettre d’appel à dons annonçait le désir de remplacer 2 autocars mais très vite je la modifiai car arrivé en Espagne, il apparut clairement que la sagesse imposait de n’en commander qu’un mais qui serait particulièrement adapté à la spécificité qu’est le transport de personnes conduites et accompagnées dans une démarche de pèlerin.

J’avais couché sur papier une liste d’options qui augmentait d’autant la difficulté de réaliser le projet…

Certaines de ces options furent d’emblée repoussées par le constructeur ; il s’agissait entre autres de la classification environnementale du moteur, de la position de la pédale de frein et de la disposition d’une boîte de vitesses automatiques. Il me fut ainsi expliqué qu’il serait impossible, vu les exigences des nouvelles lois environnementales concernant la pollution des gaz de combustion, de me fournir la motorisation souhaitée accompagnée de la boîte de vitesses automatiques. Mais ils allaient tout de même faire une recherche auprès de leurs fournisseurs…

Après avoir ainsi épuisé la liste des options, il me fut proposé de visiter l’usine et les différents véhicules en stock. Parmi eux , mon attention fut attirée par un autocar qui me souriait particulièrement…

 

Le vendeur qui m’accompagnait me dit que les quelques véhicules qui étaient là, rassemblés, revenaient d’une exposition en Italie où le marché de cette marque est florissante. Il ouvrit le capot moteur et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir Le moteur que je désirais ! Je fis rapidement mouvement vers le poste de pilotage par l’extérieur et à travers la vitre, je me rendis compte qu’il était piloté par une boîte automatique et que la pédale de frein répondait aussi à mes exigences…

Le vendeur alla chercher la clé et nous découvrîmes l’intérieur…

Autres satisfactions : une toilette de plein pied facilement accessible et facile à entretenir, un équipement de microphones adapté aux besoins de l’animation spécifique aux pèlerinages et un nombre de sièges idéal : 43 places : tout bon pour former des groupes encore assez conviviaux.

 

Un italien avait pris option sur ce véhicule mais je sentais que c’était celui-là que le Seigneur me disait d’acquérir.

 

La direction de l’usine me fit comprendre – après avoir chiffré le véhicule et ses options que j’avais souhaité ajouter – qu’il serait possible pour moi de l’acquérir à condition de déposer à la signature, un acompte de 10%. A ce moment, je n’ai pas le premier sou vaillant et je m’en ouvre au vendeur ; je me risque même de lui faire part de mon projet en lui donnant l’anamnèse mais en homme d’affaires qui a su préserver son usine qui occupe 200 personnes, il me fait comprendre qu’il ne cèdera pas sans avoir reçu cet acompte.

 

Commençait alors pour moi ce saut dans la Confiance. Je passai un coup de fil et la personne jointe accepta de m’avancer la somme en question, à condition que je la lui rembourse 2 mois plus tard. Ainsi, je signai le bon de commande et rentrai en Belgique…

 

La livraison étant prévue fin de l’année 2014, il fallait donc que je réunisse une somme considérable dans un délai de 2 mois. 

Je commençai par rédiger une lettre d’appel à dons que je diffusai via quelques adresses e-mails dont je disposais.

 

Je parlais aussi très librement de ce projet, ainsi que Carole, qui a pris ce projet tout autant à cœur que moi et quelques dons commencèrent à arriver.

 

En fait, chaque fois qu’un petit doute me traversait l’esprit, le Seigneur me faisait la grâce d’un don (petit ou grand) qui me ramenait, comme Saint Pierre marchant sur l’eau du lac de Tibériade, à la rencontre de Jésus, dans la confiance en Celui qui peut tout.

Je compris donc que je ne devais surtout pas me laisser impressionner par le temps qui s’amenuisait de jour en jour, me rapprochant d’une échéance dont je mesurais de plus en plus la difficulté pour l’atteindre.

Dans mon humanité, je pensai que je devais tout de même « assurer » et j’introduisis donc un dossier en banque pour le paiement de 30% du prix total. En sortant de la banque, une petite voix retentit en mon cœur qui disait « Patrick, pourquoi avoir été demander un prêt à la banque ? Tu n’en auras pas besoin ! »

 

La lettre d’appel à dons stipulait que je devais rassembler la somme totale pour fin décembre 2014.

Au 30 décembre, je ne disposais encore que du dixième de la somme.

Entretemps, plusieurs promesses de dons m’avaient été faites, mais sans précision de montant. Là encore, je devais faire confiance au plan de Dieu.

Et chaque jour, la Parole de Dieu me redit de faire confiance et d’augmenter et renforcer ma foi.

 

Le 30 décembre, une dame me téléphone en me demandant si j’ai encore besoin d’argent pour acheter le car. Je réponds par l’affirmative et elle m’annonce alors qu’elle a vendu, il y a quelques temps, l’appartement de ses parents décédés et qu’elle demandait au Ciel ce qu’elle devait faire d’une partie de cette somme. Le matin même, elle avait pris connaissance de mon appel à dons, via une autre personne à qui j’avais envoyé la lettre et elle me déclare alors : « Je vais vous faire un don ».

Après ce don, 40 % de la somme était couverte.

 

Un couple d’amis avait mis, mois après mois, quelques économies dans un pot de fleur anodin, surmonté d’une coupelle contenant des fleurs séchées que l’on appelle communément « pot pourri ».

Ayant répondu à leur invitation, lors d’un déjeuner, au moment de passer au dessert, ils apportent le pot de fleur en annonçant « et maintenant, passons au dessert ». Et en accompagnant la parole, ils renversent le pot de fleur d’où sortent des liasses de billets patiemment épargnées, qu’ils décident de me prêter, sans intérêt, en laissant le rythme des remboursements à ma discrétion.

Quel plantureux dessert !

A ce moment, 45 % de la somme était couverte.

 

Quelques jours plus tard, un autre couple d’amis me partage qu’ils ont demandé au Seigneur, en se mettant à genoux, comment pouvoir « aider Patrick ». 

Le Seigneur leur a répondu comme suit :

Cela faisait une dizaine d’années qu’ils essayaient de vendre un terrain, sans résultat. 

Après leur prière, ils reçoivent un coup de téléphone d’un neveu qui a trouvé une place dans un bureau de courtage immobilier et qui leur demande s’ils n’auraient pas un bien immobilier à lui confier, en vue de le vendre, pour qu’il n’arrive pas sans rien chez son nouveau patron.

La vente du terrain dont il est question lui est immédiatement confiée et il se met en route pour y planter un avis de mise en vente. A peine a-t-il commencé à planter son écriteau, que sort le voisin qui se pose en acheteur, sans discussion aucune !

Le Seigneur a ainsi répondu à la question de ce couple qui me téléphone pour m’annoncer la bonne nouvelle. Ce sera un prêt sans intérêt, remboursable selon mes possibilités…dans le Plan de Dieu, bien sûr.

A ce stade, il ne manquait plus que 35 % de la somme.

 

Un soir, le Seigneur mit dans mon cœur d’appeler une dame à laquelle j’avais parlé de ce projet quelques semaines auparavant.

Nous avons échangé au niveau de notre foi pendant près d’une demi-heure et l’Esprit-Saint mit de telles paroles dans ma bouche et dans mon cœur, que cette personne se laissa toucher et que, le lendemain, il ne me manquait plus que 30 %.

 

Comme dit plus avant, quelques semaines auparavant, j’avais été trouver mon banquier (qui, en fait, se retrouve aujourd’hui sous la forme d’un ordinateur bourré de ratios, sans sentiment ni possibilité d’appréciation de la situation sur le terrain) pour demander leur apport de ces 30 %. Le dossier a quelque peu traîné et, le jour du départ à l’usine, je m’attendais à recevoir cet argent le lendemain, par virement direct de banque à banque.

 

Ainsi, mercredi 27 janvier, je pris l’avion pour Barcelone, ayant le projet de revenir avec le car que j’avais commandé.

 

Le soir même, avant de m’endormir, déjà allongé dans mon lit, je méditais le psaume 127 proposé par la liturgie pour l’office du soir et j’y lus : "Dieu comble son bien-aimé qui dort..."

Cela me mit le cœur en fête, et augurait bien pour ce qui devait arriver le lendemain, jour prévu pour repartir avec le car, pour le ramener en Belgique. Je me mis alors à louer Dieu dans un chant et des louanges spontanées, lorsque...les cloches de l’église voisine se mirent à sonner !

Je pris cela pour une confirmation et m’endormis rapidement, tout paisible.

 

Le lendemain matin, au petit déjeuner, je reçus un SMS de la banque qui m’apprenait qu’il y avait un problème et que la somme ne pouvait m’être versée.

 

Je me rappelle alors la parole entendue dans mon cœur 6 semaines plus tôt, quand j’étais sorti de la banque après avoir introduit mon dossier, "Pourquoi avoir demandé un prêt à la banque, alors que tu n’en auras pas besoin !"

Et ce jeudi, voilà que cette parole prend tout son sens…

 

Mais la somme attendue était réellement importante et représentait 30% du prix d’achat de l’autocar.

Alors, fort de ce que le Seigneur m’avait dit quelques semaines plus tôt et le soir précédent au travers du verset du psaume 127, j’informai le responsable commercial en lui disant qu’il n’était pas question de reprendre l’avion et que le Seigneur allait arranger les choses.

 

Je donnai alors force coups de téléphone et envoyai force SMS.

 

A midi, la moitié de la somme manquante était déjà réunie et à 17 h il ne manquait plus que 2,5 %.

 

Dans la nuit, à 01h48 du matin exactement selon l’indication de mon GSM, au retour d’une réunion de prière où ils avaient reçu la parole "ne laissez pas tomber celui qui est dans le besoin", un couple d’amis me téléphone en me demandant combien il me fallait encore. Et ils m’assuraient le faire parvenir à l’usine directement à l’ouverture de leur banque.

 

Ces prêts de dernière minute m’ont laissé ému et incroyablement "petit" devant ce réel cadeau du Ciel qui m’était confié pour faire éclater la Gloire de Dieu à qui rien n’est impossible.

 

Et, cerise sur le gâteau, le commercial qui m’accompagnait tout au long de ce parcours du combattant, sans y croire un seul instant et qui m’incitait d’heure en heure à réserver une place d’avion pour le lendemain, s’est finalement écrié « Alleluia » quand il apprit que la totalité de la somme était réunie.

 

Quand je lui fis toucher du doigt à quel point j’avais bien fait de me déplacer de Belgique avec ma seule confiance en Dieu, il ajouta, avec un air grave qui en disait long : « Et Il vous l’a bien rendu… » Je crois que c’est à ce moment-là que Dieu l’a touché.

 

Enfin, le vendredi 29 janvier en fin de matinée, après apport de la preuve des derniers virements « surprises » à l’usine, c’est - photographié en compagnie de la Grand Maman Beulas me remettant officiellement les clefs - qu’en début d’après-midi, à bord de ce bel autocar à la conduite si agréable, je pus prendre la route pour la Belgique…

Les chants de louange me sortaient naturellement du cœur et aussi cette parole tirée peu après mon départ : « Rentre chez toi et va témoigner des Merveilles que Dieu à faites pour toi ».

 

M’y voici donc !

 

Patrick d’Ursel

 

PS : Maintenant, il me faut rembourser les prêts du dernier jour et, pour cela, je compte encore sur le Ciel pour qu’Il inspire à de généreux donateurs le goût de participer à cet achat dont chaque pèlerin à venir bénéficiera, pour autant qu’il y ait au moins 18 personnes payant à bord.

Tous les dons, petits comme grands, peuvent être adressés à :

PMP asbl

IBAN : BE93 0013 5129 4367

BIC : GEBA BEBB

 

Soyez-en chaleureusement remerciés et que Dieu vous bénisse et vous comble en vous donnant une foi solide, construite sur la Parole de Dieu.